Le projet debrousse parc

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L’histoire d’un lieu unique

- Un site au nom de la générosité : Debrousse Parc

Debrousse Parc tient son nom du propriétaire originaire des lieux, François Hubert Debrousse. Marie-Félicie Dessans, veuve de cet entrepreneur des travaux publics, est à l’initiative de ce projet généreux de construction, entre 1904 et 1909, de l’Hospice Debrousse de Lyon.

- Un siècle d’histoire et d’architecture

Entre 1904 et 1909, Marie-Félicie Dessans confie, à l’architecte Georges Blachier, la construction du bâtiment B. Les travaux de réalisation de l’Hospice Debrousse seront également suivis par l’architecte des Hospices, Ernest Dumontier, qui apportera quelques modifications au projet d’origine. L’Hospice accueillera ses premiers pensionnaires en 1909 et sera inauguré en 1911, avant de devenir, en 1920, un Hôpital pour enfants.

Hospice Debrousse

Le parc, quant à lui, aménagé par Touret, sera agrandi en 1912 par l’achat de la propriété Falcon Longevialle devenue par la suite la « Maison des Familles ». Situé sur un site en forte pente (45m de dénivelé entre la rue Sœur Bouvier et l’Avenue Debrousse), le parc occupe aujourd’hui une surface de plus de 4 hectares sur la commune de Lyon 5ème arrondissement et Ste Foy les Lyon.

La nature pour caractère

A l’échelle de l’agglomération Lyonnaise, le site de l’Hôpital Debrousse présente une des « identités territoriales majeures de l’agglomération » avec les célèbres balmes lyonnaises. Sur la portion la plus aval du parcours du Parc, après avoir contournée en pleine ville la colline de Fourvière, et avant sa confluence avec le Rhône, la Saône creuse son lit au pied d’un splendide coteau boisé et urbanisé. Le paysagiste Gilles Clément décrit ce dispositif comme appartenant au « Plan de végétalisation de la Ville de Lyon », fondé également sur les paysages de bords de fleuves et de vallée.

Lieux de nature dans la ville, les balmes de la Saône sont aujourd’hui le temple urbain d’un patrimoine arboré à valoriser. Les balmes habitées trouvent, sans doute, leur origine à l’époque gallo-romaine et médiévale, de part et d’autre de la rupture de pente, en frange des plateaux agricoles réservés à la culture. L’installation, aux XVIème et XVIIème siècles, de nombreuses congrégations religieuses sur la colline de Fourvière a conforté l’édification de balmes, avec cependant, un juste équilibre entre les masses boisées et construites.

Les frondaisons denses que l’on peut admirer aujourd’hui depuis la place Bellecour ou le quai Rambaud résultent de cette longue histoire de l’homme en prise avec son milieu. Le projet prend en compte l’importance de renforcer les parties boisées par régénération du peuplement arboré, afin d’assurer une pérennité à ce paysage urbain de haute valeur.